Une étude de l’IRES analyse le rôle des expertises SSCT du CSE
Dans une étude publiée dans La Revue de l’IRES, le sociologue Vincent-Arnaud Chappe analyse le fonctionnement des expertises en santé, sécurité et conditions de travail (SSCT) réalisées pour les CSE.
Cette publication revient sur le rôle des experts mandatés par les élus du personnel lors :
- d’un risque grave ;
- d’une réorganisation ;
- d’un projet important ;
- d’un PSE ;
- ou d’une transformation numérique.
L’étude montre que l’expertise SSCT du CSE ne sert pas uniquement à produire un rapport technique ou juridique.
Elle permet aussi d’analyser concrètement les conditions de travail et les difficultés rencontrées par les salariés sur le terrain.
Pourquoi le CSE peut-il demander une expertise SSCT ?
Le comité social et économique (CSE) peut demander une expertise SSCT lorsqu’un projet modifie les conditions de travail ou crée un risque pour la santé et la sécurité des salariés.
L’objectif est d’aider les élus à comprendre les conséquences réelles d’une transformation de l’entreprise.
Les expertises SSCT concernent notamment :
- les réorganisations ;
- les suppressions de postes ;
- les transformations numériques ;
- les nouveaux outils de travail ;
- les risques psychosociaux ;
- ou encore la charge de travail.
Le travail réel au cœur des expertises SSCT
Les experts analysent la différence entre :
- le travail prescrit par l’entreprise ;
- et le travail réellement effectué par les salariés.
- les tensions organisationnelles ;
- la charge mentale ;
- les situations de stress ;
- les risques psychosociaux ;
- les pertes de sens au travail ;
- ou les impacts des outils numériques.
Comment se déroule une expertise SSCT du CSE ?
Les experts disposent de délais courts pour :
- analyser les documents transmis par l’employeur ;
- rencontrer les salariés ;
- réaliser des entretiens ;
- observer les situations de travail ;
- rédiger leurs conclusions ;
- présenter leurs recommandations au CSE.
Les expertises SSCT sont-elles vraiment utiles aux élus CSE ?
Elles permettent :
- d’objectiver les risques ;
- de documenter les difficultés rencontrées par les salariés ;
- d’alerter sur les conséquences d’une réorganisation ;
- ou de proposer des mesures de prévention.